Les orgues de l'église de la Madeleine
Notre communauté du Séminaire Saint Luc contient quelques musiciens, parmi lesquels cinq organistes. Quelques uns, avec le Père Marc Zamit, ont profité du retour de l’orgue dans le temps pascal pour aller tester ceux de l’église de la madeleine, à Aix en Provence.

Nos organistes sur les orgues de la Madeleine, à Aix.



Cette magnifique église du début du XVIIIè siècle, actuellement fermée pour d’importants travaux, abrite deux instruments de toute première importance, fleurons du patrimoine organistique de notre ville épiscopale.
Tout d’abord le grand-orgue de tribune, construit par le célèbre facteur d’orgues dominicain, le Frère Isnard, en 1743, est un témoin privilégié de la grand facture d’orgues française d’Ancien Régime. Il comporte trois claviers, et quarante-trois jeux, avec une traction mécanique. Aujourd’hui bien essouflé, et en attente d’une restauration complète, il a su donner, par les improvisations virtuoses du Père Zamit notamment, de bien beaux restes de sa splendeur première. On a pu apprécier surtout le magnifique chœur d’anches du positif, ou les différents cornets, ainsi que les fonds du clavier de grand-orgue.
Ensuite, nous avons pu jouer l’orgue de chœur, un superbe Mader, de deux claviers, avec une transmission également mécanique. En parfait état, et avec une sonorité extraordinaire, aux accents plus romantiques que son grand-frère, nous avons pu engager de mémorables dialogues improvisés entre les deux instruments.

Nous tenons à remercier le Père Dominique Petit pour son accueil et Monsieur Bernard Gelly, l’organiste titulaire de la Madeleine. Vous pourrez d’ailleurs retrouver des informations plus détaillées à propos de ces orgues sur son site internet :
http://www.aix-en-orgues.com/index.htm
Cependant, nous confions à votre prière Monsieur le grand-orgue électronique de la chapelle du Séminaire, qui a paru rendre l’âme après des années de loyaux services à la fin de la messe de Jeudi dans l’Octave de Pâques. N’ayant visiblement pas apprécié qu’on lui fît exécuter le début du « Menuet gothique » de Léon Boellmann, il a subitement décidé de tomber dans un mutisme aussi inexpliqué qu’irrémédiable.
Nous attendons l’avis d’un expert pour évaluer la réelle gravité du caprice, et envisager une solution qui nous évitera un carême organistique en plein temps pascal !