Interview réalisée avant une ordination diaconale
Vous allez être ordonné diacre en vue du sacerdoce ce 17 mai, est-ce dans votre vie une étape importante ?
Forcément, car c'est là que sont prononcés les engagements de célibat, d'obéissance, de prière de la liturgie des heures, pour et avec le peuple de Dieu. On est ordonné pour un service, on entre dans un ordre auquel nous ont préparé le Séminaire et la grâce de Dieu. (Pierre Dallemagne)
Comment va se passer l'année de préparation au sacerdoce ?
Les modalités varieront selon notre lettre de mission et la ou les paroisses où nous serons envoyés... de toute façon au service ! (Pierre Dallemagne)
Je vais assumer le travail pastoral habituel ; participer à l'initiation et à la pratique des sacrements, soutenir les personnes en souffrance, etc. Sont aussi organisées jusqu'au sacerdoce, une semaine par mois, des sessions de formation axées sur la gestion de la paroisse : économie, immobilier, gestion de groupes, sans jamais oublier ni la théologie ni la philosophie. (Xavier Michaux)
Que vous ont apporté les sept années de séminaire ?
Ces années, très vite passées, m'ont permis sur le plan personnel de mûrir, mais aussi de découvrir en profondeur ce qu'est l'Eglise, en France et ailleurs, de faire l'expérience de ses exigences, de ses questions, des réponses que notre société attend d'elle. En fréquentant trois paroisses pendant mon cursus, j'ai rencontré chaque fois une communauté catholique, mais aussi toutes sortes de personnes qui expriment des attentes à l'égard des catholiques. Le Christ est attendu, il nous revient de l'annoncer. Au Séminaire la vie communautaire polit des aspects de notre caractère ; elle nous permet de mieux nous découvrir. (Xavier Michaux)
Avec quel bagage entrez vous dans le diaconat ?
J'ai une formation universitaire en histoire et géographie, et j'ai été très marqué par le scoutisme. Ma famille m'a beaucoup apporté, elle m'a transmis la foi : elle comporte des prêtres, des religieux, elle a toujours porté un regard bienveillant sur le clergé, sur l'Eglise, et aide ses enfants à s'y insérer sans les forcer. (Pierre Dallemagne)
C'est la Parole de Dieu qui me nourrit. Elle possède une saveur toujours renouvelée que je n'ai pas trouvé dans d'autres livres. Cette parole, on ne l'abandonne jamais. Quand je me lance dans un livre de théologie, même si l'auteur est génial, je reviens aux Ecritures avec un intérêt renouvelé, car la source n'est jamais asséchée ! (Xavier Michaux)